
Cat-Life Graphisme 15 - Welcome to the Forest, by Shade. |
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Etoile Nocturne Félin assez Connu

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 | Sujet: Fraternité. Yeah. Jeu 24 Sep 2009 - 19:06 | |
| Fraternité ♥ [ Rp pour Yuke. ] C'était dur. De grandir. C'était dur. D'être considéré comme la fille du lieutenant. Et du futur chef. Sans que l'on voit qui elle était vraiment. Oui, c'était dur, mais personne ne comprenait. Être la fille de quelqu'un d'important, cela paraissait génial, grandiose, et l'on bénéficiait d'un bon nombre d'avantages. C'était vrai. Comme l'autre nuit, où Petite Taïga avait put poser ses petites pattes d'aventurières sur la statue de pierre où le meneur du clan appelait à lui tout ses disciples. Comme lorsqu'on croise un guerrier, et qu'au lieu de vous réprimander, il vous salue respectueusement, sincèrement ou pas, c'est toujours du respect. Petite Taïga, dans ces moments qui sont tout de même assez rares, ne peut s'empêcher de jubiler. Eux, de puissants guerriers, expérimentés et qui connaissent presque tout de la vie s'inclinent devant une chatonne tigré d'à peine quatre lunes. C'était plutôt ironique, comme situation, mais Taï en profitait. Elle le faisait même exprès, parfois, de se poster devant les guerriers pour se faire remarquer et pour qu'ils la reconnaissent, pour qu'ils lui montrent leur loyauté. Taïga n'était pas immonde, c'était juste une chipie insolente et assez prétentieuse, même si elle ne l'admettrait jamais.
Une tâche grise et noire, sombre et tigrée, barrait l'entrée du camp de la Rivière. Il n'y avait pas un mouvement dans le camp, mis à part le soufflement continu du vent, sifflant inlassablement. Il n'y avait personne dans le camp, mise à part notre petite boule de poils. Il n'y avait que des ombres, exceptée la lune rongé en croissant qui brillait de mille feux dans le ciel azuré. La nuit était tombée depuis peu, mais les membres du clan, exténués par une journée froide et ventée, avaient tous choisis l'abri chaud de leur litière. Tous sauf Petite Taïga. Elle soupira. Le vent s'engouffra dans son pelage duveteux qui la faisait souvent pester, toujours emmêlé dans les branchages ou remplis de preuves de ses escapades nocturnes. La chatonne aimait sortir la nuit. Oh, elle n'allait pas bien loin, certes, assez près pour que ses petites pattes grises puissent supporter l'aller et le retour. Mais elle sortait. Pratiquement tout les soirs. Mais le mauvais temps approchant, cela devenait de plus en plus difficile, car les reines veillaient au grain. Et puis, les préoccupations du camp passaient avant une gamine trop curieuse. Petite Taïga avança donc. Un pas. Puis deux. Un troisième. Un quatrième. Puis elle se rassit. Elle était dehors, enfin. Et rien que dans son esprit, elle était libre. Libre de faire tout ce qui lui plaisait, libre de ses mouvements, de ses actes, de ses paroles. La forêt et la nuit toute entière lui appartenaient. C'était un vrai bonheur. Mais Taïga, bien que continuellement appeler par l'appel de la forêt, aimait la Rivière par dessus tout. Elle y était né, et elle y grandissait. Ses meilleurs souvenirs étaient en train d'évoluer dans cette endroit coupé du monde. Là où elle vivait avec son père. Et son frère. Petit Fauve ... Elle avait tendance à l'oublier. Mais il ne l'aimait pas. Il paraissait tellement indifférent à son égard qu'elle ne voyait plus que cette hypothèse de vrai. Et bien que elle affichait une mine totalement ignorante, cela la blessait tout de même assez profondément. Mais bon, elle s'en fichait, elle grandissait chez elle. Et elle s'amusait bien, pour le moment. _________________ Fleuve d'Azur. Nuage Chaotique.
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 | Sujet: Re: Fraternité. Yeah. Sam 26 Sep 2009 - 16:09 | |
| Premier RP avec Fauve, donc je m'excuse si cela eut paraitre assez … Informe et diffus et brouillon et et et et ... Et voilà quoi. ._. # Pas de musique particulière, de citation. Ce n'était guère plus qu'un soupir dans la nuit où le ciel était aussi noire et dense que de l'encre, éclaboussant la feuille du poète et ne laissant du blanc papier que de légères tâches mouchetées, ainsi que cette marque pâle et translucide, qui flottait, en attente, jusqu'à se dissoudre dans l'air frais du soir. La respiration de Petit Fauve formait cette légère fumée, qui sortait de sa gueule dans de délicates volutes paisibles. Son cœur battait innocemment, doucement. C'était comme s'il ne marchait pas dans les ombres, mais que le sommeil de l'objet candide qui vivait ses derniers rêves avant de mourir brûlé s'était emparé de son corps. Il semblait presque mort, éteint, même si ses pattes foulaient doucement le sol, que ses omoplates roulaient les unes contre les autres et qu'une petite brise s'engouffrait dans son pelage épais. Mais ce n'était pas comme ces autres qui laissaient leurs cœurs battre à tout rompre, s'agiter. Lui, ne faisait presque aucun bruit. Il n'était qu'un bruissement de feuilles de plus dans la pénombre, tranchée par un regard luisant, dont l'iris était à peine dilaté malgré les ténèbres oppressantes. S'il semblait mort, c'était simplement qu'aucune manifestation de vie de paraissait sur son visage impassible. Il était vide. Comme si seul l'instinct guidait ses pas. A vrai dire, il ne savait même pas pourquoi il passait toutes les heures où la lune flottait parmi les étoiles à marcher dans ce silence inquiétant, délaissant les autres chatons, ses frères, ses sœurs, ces reines qui dormaient paisiblement, leurs douces respirations faisant se soulever le duvet d'un amas de fourrure. A cette pensée, il eut presque une mimique de dégout, qu'il ravala, alors que ses petites griffes venaient de s'enfoncer dans le sol humide nocturne, qui commençait à se couvrir d'une fine pellicule de rosée et qui exhalait des odeurs d'herbes fraichement coupées, de fleurs nouvellement écloses, mais surtout de la mort des arbres qui soupirait ses poisons sur les feuilles qui commençaient à perdre de leur éclat jade ; pour croupir au sol et dépérir sagement. Dans le fond, le destin de tous était le même que celui de ces êtres sans vie. Contempler sa propre destinée sans réellement agir, laisser faire le temps, se laisser mourir en se distrayant grâce à des émotions futiles. Mais elles ne voulaient pas gagner l'esprit du chaton. Il devait continuer à s'ennuyer, s'enfoncer au plus profond de lui-même sans aucun bruit. Il n'arrivait pas à s'ouvrir. Il n'arrivait pas à ressentir ce que les autres auraient put éprouver en le voyant, une âme en naissance, comme toutes ces autres. Il les avait longtemps observés. Mais jamais les pâles imitation qu'il essayait de faire, à l'écart des autres, n'avait marché. Ses rires sonnaient faux. Ses larmes ne coulaient pas. Son sourire semblait théâtral, sans aucune réelle envie, sans aucun fantasme à assouvir, alors que c'est ce qui aurait dut se déposer sur lui dès les premières secondes de sa naissance. Une voie, une marche à suivre. Sauf qu'il ne savait pas comment. Il avait compris quoi, il savait ce qu'il devait faire, simplement, il semblait que la moindre émotion avait été exorcisée, occultée de ses expressions. Il ne faisait qu'observer, ces autres qui débattaient dans cet univers duquel il avait été décroché. Qui s'aimaient, qui se haïssaient, qui se voilaient des vérités, des mensonges. Ces autres qui avec la pire des impudeur étalaient leur vie, rien que sur les traits de leurs visages, ces expressions tristes ou gaies qui vous assaillaient, vous détruisait lentement, même au tout début d'une vie. Il voulait cesser de les observer. Se mêler à eux. Ces êtres banals mais qui lui paraissaient hors du commun. Petit Fauve inspira longuement l'air frais, profitant avec onctuosité du plaisir de respirer, tout simplement, de sentir cette masse entrer dans votre corps et en sortir plus belle encore, ou plus empoisonnée. Mais chez lui, elle ressortait indemne. C'était comme si même cet oxygène était indifférent. Il le sentait, mais n'avait pas l'impression qu'il devait s'y intéresser, ou qu'elle lui prêtait une attention particulière. Sa queue fouetta l'air avec une lenteur exagérée, avant que son regard aux couleurs d'ambre ne se pose sur cette arcade de lichen et de lierre, qui s'entremêlait en une voute délicatement sculptée et qui formait l'entrée interdite du Camp de la Rivière. Une petite silhouette s'y découpait, à peine plus imposante que celle, frêle, du chaton. Les éclats des étoiles, qui pendaient à ce ciel à l'obscurité lumineuse éclairaient le pelage gris zébré de sa sœur, Petite Taïga. Sa respiration s'entre-coupa un instant, et ses pas ralentirent. Encore une fois, il ne savait comment réagir. Il ne ressentait rien, ou simplement le flot intarissable et inaudible de la rivière, qui s'agitait et qui, avec l'habitude, s'était faite oubliée. Comme si sa présence n'avait plus d'importance au regard de tous. Il s'avança, méticuleusement, pas par pas, de cette démarche souple qui caractérisait les félins, mais avec une retenue, une certaine déraison et une saveur sauvage. Comme s'il traquait, qu'il était en chasse. Il devait l'aimer, sans doute, non, cette sœur inconnue ? Oui, sans doute, mais comment ? C'était comme s'il était errant, ne s'arrêtait sur aucun point, les fixait extérieurement, d'un point de vue totalement détaché. Pouvait on s'accrocher à un personnage de fiction, une lointaine connaissance, une légende ? Il aurait voulut y croire, pourtant, son cœur ne battait pas plus fort, son rythme cardiaque stagnait, aucune particule de ses pensée ne chérissait celle qui se tenait là, tout près. Il eut un sourire absent, qui fit frémir doucement ses moustaches, à l'adresse de sa sœur, comme pour s'excuser à lui même de ne pouvoir éprouver autre chose qu'une impassibilité feinte. Sa tête pivota lentement sur le côté, sous la réflexion. C'était si étrange, car ça existait, il en était sur, cet atome qui accrochait entre eux les âmes, les emmêlait. Que ce soit par l'amour ou la haine. Mais là … C'était seulement le Vide. Ce même vide noir qui comblait tous les trous de notre univers et les plais béantes de nos cœurs ouverts d'où suintait un sang trop noir, un sang trop venimeux et trop douloureux. Était-ce une chance ? Peut être qu'un jour, en entendant un hurlement lointain, une âme déchirée par un « non » d'un amant passager, il en aurait la certitude, en voyant cette pauvre chose qui, les larmes aux yeux, voudrait mettre fin à ses jours. Mais il voulait savoir, ce que cela faisait, maintenant. Ses oreilles s'agitèrent vers l'arrière, et il passa à la hauteur de Petite Taïga, lui jetant un regard presque effrayé. Il hésita un instant à s'arrêter, mais trop peu pour que son corps suive lui aussi et fasse sentir ou dégager des traces olfactives de son doute. Cachés par les arbres, tous les apparats qui ornaient le paysage avaient disparus, sauf un serpent qui lançait de légers clapotis et étincelait de manière ténue et bleuâtre. Il s'arrêta à quelques mètres, de dos à Petite Taïga, sa colonne vertébrale s'agitant légèrement sous son souffle. Des questions, abstraites, s'agitaient dans son esprit comme un murmure effrayant, perpétuel. Comment pouvait on demander à quoi ressemblait l'amour, la peur et la haine, si on ne l'éprouvait pas ? Si elle semblait logique à certains mais inexistante et lointaine pour d'autre ? Comment l'expliquer ? Sa tête fit un mouvement rapide vers le fleuve, comme s'il avait repéré une proie, faille dans ses mouvements si précis. Son petit corps, plus petit que les autres chatons, expira une vague blanche, proférant des paroles ésotériques à lui même par cette chose immatérielle et informe. Il ferma les paupières, cachant ses iris inexpressifs et durs. Il entendait chaque vibrassions, chaque pas, chaque battement. Il différenciait ceux de Petite Taïga au sien. Que ressentait elle, alors qu'il était là, à quelques mètres ? Alors qu'elle, elle voyait, toutes ces choses auxquelles il n'avait pas droit ? Il ne devait même pas exister, pour elle. Trop absent, pas assez démonstratif, même pas assez aimant. Les as tu oubliées, toi aussi, ces vagues qui s'écrasent contre les petits graviers, qui éclaboussent l'herbe fraiche couverte d'une nouvelle bruine à chaque aube, à force de les entendre depuis le tout premier jour ? Il attendrait qu'elle parle. _________________ # PRISON ARCTIQUE ; i ' l l . g o . t o . b e . m a d . n o w . y o u ' r e . g o n e, i ' v e . t o . s u r v i v e . n o w . y o u ' r e . g o n e____ ♠ ;

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 | Sujet: Re: Fraternité. Yeah. Dim 27 Sep 2009 - 16:36 | |
| • Come on Get Higher - Matt Nathanson. • http://www.deezer.com/fr/index.php#music
Le ciel était beau. Il était sombre, mystérieux, et Petite Taïga rêvait d'être un oiseau. Elle voulait, ne serait-ce que pour un soir, pour s'envoler, filer au gré du vent, sentir le vent s'engouffrer dans son pelage, respirer de l'air frais. Et pouvoir enfin toucher les étoiles. Elle volerait longtemps et très loin pour en toucher une, pour en attraper une. Elles étaient vraiment magnifiques, si petites mais pourtant si enviables. Elles étaient tranquilles dans la plénitude de la nuit, dans la fraîcheur de la rosée. Lorsqu'elles n'en avaient pas envie, elles ne se montraient pas, ces soirs orageux ou ces soirs d'été, tellement limpides. Durant la journée entière, elles se cachaient, observant les moindres faits et gestes des êtres vivants ici bas. Puis elles réapparaissaient à nouveau le soir suivant, disparaissait le soleil venu. Les étoiles, les astres étaient indomptables, inégalables. Et surtout, ils étaient libres. Taï aurait voulu savoir voler pour aller les rencontrer. La veille au soir, elle s'était senti plus proche d'elles, assise sur le promontoire. Il lui avait sembler les entendre. Les étoiles étaient-elles omniscientes, connaissaient-elles les pensées et les sentiments de chacun ? Peut-être.
La chatonne grise rayée de noir -ou noire rayée de gris x)- avait les yeux fermés. Elle espérait se sentir plus légère, pour pouvoir rejoindre les lumières nocturnes. Les rêves faisaient vivre, il fallait y croire. La jeune féline inspira l'air, ses orbites toujours fermées, rentant la fraîcheur de la nuit, l'odeur de l'automne, entendant le cri d'un oiseau nocturne, se préparant à la chasse. Chacun avait ses heures. Petite Taïga aimait la nuit. C'était calme et silencieux, bizarre et mystérieux. Peut-être que cela lui ressemblait plus que le jour, peut-être qu'elle n'aimait pas les gens, en fin de compte. Peut-être était-ce pour cela qu'elle était si insolente, si gamine et si méchante. Mais on ne se refaisait pas. Et elle essayait de vivre dans un univers oppressant, un univers qui lui était familier, mais si étranger et hostile à la fois. Le camp ne lui plaisait pas, elle s'y sentait trop à l'étroit. Mais être solitaire la rendrait trop malheureuse. Pourquoi donc ? Elle n'aimait pas les gens. Et personne ne la retenait dans ce fichu clan. Sa mère et son frère et sa sœur vivaient à l'Ombre. Seul son père restait ici.
Petit Fauve ... Non, elle n'avait pas songé à lui, comme personne la retenant ici. C'était triste. Il n'y avait aucun lien qui les unissait, excepté les liens du sang, aucune complicité. Aucun amour ? Petite Taïga n'en savait rien. Elle se rendit compte qu'elle ne pouvait pas aimer un être qu'elle connaissait si peu. Petit Fauve et elle ne jouaient que très rarement ensemble. Et ils se parlaient encore moins. Ils n'avaient aucun attachement l'un à l'autre. Et la gamine trouvait ça dommage. Petit Fauve ... Son image de chaton roux, frêle et qui semblait si fragile, malgré un caractère solitaire et complètement détaché de la réalité, et pas seulement de la réalité, d'ailleurs, s'empara de son esprit. Il se comportait si bizarrement, Taï ne comprenait pas. Pourquoi une telle indifférence ? Pourquoi un tel refus de vivre ? Même si Petite Taïga n'appréciait guère son clan, elle aimait ce qu'elle y faisait, elle aimait perturber le sommeil des vétérans, elle aimait répondre aux guerriers grognons, elle aimait gagner contre les autres chatons, elle aimait défier ces prétentieux apprentis. Petit Fauve ne faisait rien. C'était quelqu'un de passif, en apparence. Et Taïga le connaissait vraiment mal. Petit Fauve ... Elle venait de penser à lui. En fait, ces pensées n'étaient pas venues toute seule à son petit frère. Son odeur emplissait l'air. Son odeur, elle, était vraiment familière, Petite Taïga la connaissait par cœur et l'aurait différencier entre mille. Cet odeur, elle ne la sentait pas beaucoup, mais elle était enivrante, et tellement réconfortante que n'importe quel chat aurait put sombrer dans le sommeil en la respirant de trop près.
Petite Taïga ouvrit les yeux. Et l'image de son frangin se matérialisa. A côté d'elle, mais assez loin pour qu'il n'y ait que leurs yeux qui rentrent en contact. Des yeux ambres, si glacés, deux fines pupilles brulantes se heurtèrent à des yeux fondus, d'un vert pomme tout à fait original. La gamine considéra son frère sans rien dire, sans aucune émotion. Elle remarqua, avec un soupçon de tristesse, qu'il ne lui inspirait rien, ni colère, ni joie, ni chagrin. Que de l'indifférence. A la limite, elle aurait même préférer le détester de tout son être plutôt qu'à le reluquer sans rien ressentir. Oui, c'était vraiment triste, presque pathétique. Mais c'était comme ça. Elle redressa la tête pour reposer une nouvelle fois son regard vert sur les étoiles, qui brillaient toujours autant, peut-être même avec une lueur nouvelle.
- Les étoiles sont immortelles. J'aimerais être un étoile, car comme ça, je pourrais rattraper mes erreurs.
Taïga regarda une nouvelle fois Petit Fauve, rencontrant à nouveau ce regard si impénétrable que quelques secondes plus tôt. Était-ce lui son erreur ? Oui, elle avait fait une erreur envers lui. Elle n'avait pas pris la peine de le connaître. Mais cela en valait-il la peine, voullit-il la connaître lui ? Sa, rien n'était moins sûr. _________________ Fleuve d'Azur. Nuage Chaotique.
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 | Sujet: Re: Fraternité. Yeah. Sam 31 Oct 2009 - 18:48 | |
| J-1 avant l'arrêt de la punition. J'ai put répondre, désolée de l'attente.
# THE HOOSIERS ; KILLER ____ ♫ ; ♪ ____ http://www.deezer.com/listen-365248 ♥
Que pouvaient posséder les étoiles, pour qu'on désire leur appartenir de manière éternelle, pour qu'elles soient divinisées ainsi ? Pour que chaque clan, dans leur ferveur la plus totale, ont songer à faire d'elles leurs défunts bienveillants ? Était-ce pour occulter cette mort certaine, la rendre moins effrayante ? Petit Fauve les considéra de son regard où la vie avait toujours expirée. Il paraissait qu'elles étaient belles, aux yeux de ceux qui ressentent la beauté des choses. Alors qu'en berçant sa tête vers le ciel, lui ne voyait qu'un ciel noir, sombre et damné avec pour tout ornement de petits repères dont on ne distinguait la couleur informe. Peut être les appréciaient-ils alors pour leur signification. La nuit, les pensées les plus perverses se dénouaient, se libéraient en de songes explicites et claires, là où la nature de chacun se révélait, pour soit et pour elles. Perchées sur cette aile obscure, elles pouvaient maudire et juger l'être de chaque enveloppe charnelle. Et les condamnés ne seraient jamais punis, car le pardon ils trouveraient dans ce ciel ci doux. Les omoplates du petit félin se frôlèrent, un léger rire lui échappant, sans joie ni émotion. Rien de plus qu'une constatation. Son regard se riva sur sa sœur, une de ceux qui partageaient la même chair que lui. Tentait-elle d'échapper à cette contrition si céleste ? Ce regard accusateur, cette griffe invisible qui caressait de son tranchant sa peau, la blessant au plus profond, là où personne d'autre qu'elle ne pouvait le comprendre. Après tout, c'était la nuit où les remords assaillaient, où l'on se cachait des autres. Mais d'aucun n'avait en se pouvoir de clore les yeux de ces créatures infinies, qui avaient déjà vécues la haine, la trahison, des compassions que la crainte éteignait comme l'éclat de l'ardeur d'un cierge, sa fumée se rependant comme la respiration des deux félins. Son dos se raidit, sa colonne vertébrale cessant de serpenter pour, droite, rendre les iris du chat encore plus ardentes. Qu'y cherchait il, lui, la nuit ? Pensait il trouvait l'extase en se rendant seul face à elles, pour mieux entendre la sentence silencieuse ? Mieux la sentir, mieux l'effleurer de son âme ? Mais lui, qu'avait il fait ? Était il coupable de cette désaffection face à chacun des éléments qui l'entourait ? Il soupira, les cendres de son souffle s'envolant encore une vers le firmament allumé de ses milliers de torches.
« Crois tu à ces chimères, Petite Taïga ? Crois tu qu'au dessus de nous, les aïeuls qui font les contes dans lesquels sont bercés notre enfance veillent ? »
Sa voix, si froide pour l'innocence qu'elle dégageait, fleurait aussi le détachement face à cette nature dans lequel il avançait inexorablement, dans ce monde qui semblait entièrement fané et diaphane. Dans un paradoxe amer, il était tout aussi neurasthénique. Un malaise se promenait dans ses entrailles à chaque battement de cœur, à chaque fois que ses poumons s'imbibaient de l'air pur que refoulaient l'eau glacée qui entourait le campement. A chaque fois qu'il entendait l'écho sourd et atone de sa voix. Il se releva, sa queue fouettant l'air, son cœur battant plus fort à la mesure où il se rapprochait de sa sœur. D'ordinaire, s'il ne fuyait pas, il n'approchait jamais, il laissait les autres venir à lui et s'en aller face au manque d'émoi dont témoignait le jeune félin. Ses pas étaient lents, ses oreilles légèrement affaissées, son regard immobile, ses moustaches droites ; il ressemblait à un fantôme, qui ne respirait pas, qui dégageait simplement son odeur, à l'aide du vent témoin et complice. Celle de Petit Fauve n'était en revanche pas lugubre, elle, elle n'humait pas les chair en décompositions, rongées par les insectes, mais plutôt l'odeur fraiche des sapins aux petits matins d'hivers, de manière ténue, légère. Lorsqu'il fut en face d'elle, lorsqu'il plongea son regard, presque plus chaleureux dans le sien, il rentrouvrit la gueule, laissant s'échapper ce flot de parole si monocorde et inexpressif. Avec quelques notes exubérantes, folles, sordides.
« Alors c'est si simple, de devenir une étoile. Il te suffit de mourir. Mais as tu peur ? As tu trop peur de te noyer, de sauter du haut des falaises ? Est-ce la douleur qui t'effraie, ou la confrontation avec ces mensonges, découvrir que tout était faux, qui t'arrête dans on élan ? » Petit Fauve n'y croyait pas. Il ne croyait pas que ces hallucinations furent réelles, que quelque chose de plus puissant guidaient leur pas à tous, vers leur destin. Sinon, pourquoi était-il là, ici ? Il devait bien être leur création, non ?
Ou un prototype inachevé.
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 | Sujet: Re: Fraternité. Yeah. Mer 4 Nov 2009 - 16:37 | |
| • http://www.deezer.com/fr/index.php#music/result/all/alan%20corbel • Alan Corbel - Endless.
Son frère se planta devant elle, ses pupilles dorées se posaient sur elle, se plantaient dans ses propres prunelles. Et elle était impuissante, hypnotisé par ce contact visuel, noyé dans cet océan d'or. Le souffle de Petit Fauve se mêlait au sien, les nuages de fumées montant dans le ciel sombre, rejoignant les étoiles. Petite Taïga frissonna. Était-ce la bourrasque de vent qui venait d'ébouriffer leurs pelages ou bien la proximité du chaton roux ? Peut-être un peu des deux. Les paroles du chaton ne s'étaient pas encore frayés un passage dans son cerveau. Mais lorsque la gamine comprit ces propos, son regard se durcit involontairement. Que voulait-il dire ? Les légendes à propos du clan des Étoiles étaient des légendes, c'était certain, et bien que noyé dans sa naïveté, Taï l'avait comprit. C'était un magnifique rêve que de se croire capable de revivre à travers la mort. De croire que l'on revoyait nos êtres chers, de croire en la vie éternelle, au delà de la mort. Ce qu'elle craignait le plus, c'était peut-être le fait de mourir, mais au delà de ça, c'était le fait de quitter ses proches. Quitter tous ceux qu'elle aimaient, parents, frères et sœurs, amis, camarades, compagnons. Alors, mourir pour rejoindre les guerriers d'antan, cela en valait-il vraiment la peine ? La mort doit être un beau voyage, puisque personne n'en est revenu. La vie, la mort. Tout était superficiel. La vie, paraissait-il, était trop courte. C'était les gens qui n'en avaient pas profité qui disaient cela. Vivre dans une totale indifférence était-ce une façon de vivre ? Comment passer des moments heureux sans ressentir la moindre émotion ? C'était tout bonnement impossible. Petite Taïga affronta Petit Fauve du regard, regard qui devenait sévère.
- Je crois ce qui m'aide à mieux dormir la nuit.
Et c'était vrai. La mort arriverait bien assez vite sans qu'on ne pense qu'à elle en permanence. C'était déjà assez compliqué de comprendre pourquoi la vie existait sans se tourmenter sur un autre sujet ; la mort. Avait-elle peur, comme le prétendait le rouquin ? Oui, sans doute. Oui, elle avait peur. Car elle avait encore beaucoup de choses à faire avant de partir de ce monde. Tant de choses à découvrir, à apprendre, à comprendre, tant de paysages à voir, tant de sons à entendre, tant de goûts à percevoir, tant de gens à rencontrer, tant de sentiments à connaître, tant de personnes à apprécier. Comment Petit Fauve pouvait-il paraître si froid, si indifférent face à une chose si impressionnante, si majestueuse qu'était la vie. Petite Taïga sentait son souffle sur son museau, son visage semblait si proche du sien, leurs cœurs battaient en harmonie. Et pourtant, ils semblaient tellement éloignés, ils pensaient tellement différemment, ils étaient tellement différents.
- Et toi, Petit Fauve ? Souhaiterais-tu que je meures ? Souhaiterais-tu que je devienne une étoile ?
Sa voix c'était faite morne, sans vie, et dans un murmure, la femelle brune avait posé la question qui lui brulait la langue depuis le début. Son regard, qui quelques minutes plutôt possédait une lueur de colère et d'incompréhension, était à présent vide et froid, aussi dénudé d'expression qu'un arbre sans feuille, aussi froid que la banquise. Et désespéré, aussi. Car prononcer cette phrase lui avait fait mal. Et inconsciemment, même si elle voulait une réponse franche, sincère et directe, pas une phrase de substitution, elle craignait cette simple phrase que Petit Fauve prononcerait. Car cette simple phrase, justement, pouvait la détruire jusqu'au confins de son être, au plus profond de son cœur. C'était bizarre, au fond. Ils ne partageaient rien et ne s'étaient sans doute jamais parlé auparavant. Avant ce soir, ils étaient deux étrangers l'un pour l'autre. Petit Fauve était un mystère, une énigme indéchiffrable, un secret. Et après cette discussion, ils étaient encore plus étrangers l'un à l'autre. Qu'avait-elle apprit sur lui ? Qu'il était son exact opposé. Que elle elle souhaitait vivre, que lui ressentait une profonde indifférence envers tout ce qui l'entourait. Qu'elle elle croyait en des choses sans doute stupides, mais qui la réconfortait alors que lui restait terre à terre et attendait que ça passe. Pouvaient-ils, cependant, malgré de telles différences, entretenir des rapports fusionnels ? Le voulait-il seulement, lui ? Et elle ?
- Pourquoi une telle indifférence, Petit Fauve ? Pourquoi n'aimes-tu pas la vie ? Pourquoi ne vis-tu pas ? As-tu peur de souffrir, seulement, Petit Fauve ?
La aussi, sa voix était aussi plate que faible. Un simple murmure qui s'envolait dans les arbres, se fondant dans le vent nocturne. Petit Taïga finit par rompre le fil visuel qui les unissait. Venait-elle de casser la seule chose qui les reliait ? Elle ne l'espérait pas, en tout cas. _________________ Fleuve d'Azur. Nuage Chaotique.
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