Pelage d'Ebène S'habitue

 Nombre de messages: 303 Age: 14 PUF: Plumy Parrain/Filleuls: Aucun Avertissements: Date d'inscription: 13/12/2008
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 | Sujet: Lorsque les souvenirs reviennent encore... Dim 20 Sep 2009 - 12:58 | |
| Lorsque les souvenirs sont revenus, la nuit arrivait à grands pas, faisant de l'ombre au soleil, cachant même la lune derrière de sombres nuages, diminuant l'éclat des étoiles alors que l'astre diffusait ses dernières lueurs. La forêt n'était pas plus silencieuse, autour de la Rivière, les Rochers du Soleil étaient à peine plus désert. De petits animaux en foulaient le sol, des rapaces survolaient buissons et arbres, cherchant leur repas, tandis que la vision nocturne des animaux du crépuscule leur servaient enfin à voir et vivre.
C'est dans cet endroit où les ténèbres avançaient qu'une ombre noire avançait, silencieuse, sautant de pierres en pierres. Ces ténèbres n'étaient en réalité que l'annonce d'une nuit sombre, comme il y en avait parfois, l'annonce de la tombée du jour, un cycle qui se finissait et se répétait, inlassablement, essentiel, vital, le repos de certains, l'activité des autres. Pour la silhouette ébène, ce n'était ni l'un ni l'autre, ce n'était que le tourment, et une envie de dépenser son énergie qu'il connaissait et détestait, cette impression qui le torturait, emprissonait ses pensées, les concentrait sur une suele et même chose, futile, inutile : le passé.
Pelage d'Ebène, solitaire, allié à la Troupe, avait son regard bicolore, vert et doré, fixé droit devant lui, ses oreilles guettant les sons trahissant l'approche d'un ennemi, d'une proie, ses sens en alerte, et pourtant, il avait l'impression, comme toujours dans ces moments là, d'être divisé en deux : l'un était prêt à bondir et à se battre à l'annonce d'un danger, l'autre était juste capable de marcher en évitant de justesse les obstacles, occupé, préoccupé, emprisonné dans ses pensées vengeuresses et meurtrières : ses souvenirs. Lorsqu'il avait bondit sur un félin qui se prétendait être son père, que, par neuf fois, il avait enfoncé ses crocs dans sa gorge, que ses griffes avaient déchirrés les chairs, alors que celles de l'ennemi lui rendaient la pareille, qu'il se battait, à la fois pour sa vie, et aussi pour sa vengance, pour venger sa famille assassinée par un démon qui se prétendait être un chat, un chef de clana, qui le guidait en réalité à sa perte. Et puis, les malheurs, la souffrance, la faim qui c'était abattue après la mort du tyran, le départ d'un chaton ébène qui disait au revoir avec une peine contenue à un vieux chat sage et pourvu de sentiments moins égoïste que les autres. ce même chaton qui avait suivit son chemin, son destin, combattu, appris, grandit, avait rejoind une bande de tueurs, dont certains aimaient juste voir le sang couler, les chats crier de douleur, et d'autres voulaient la perte de chats qu'ils ne connaissaient pas, juste parce que l'un d'eux leur avait fait du tort. Les buts de Pelage d'Ebène étaient différents, mais en même temps semblables. Car il ne voulait pas tué, mais parfois, cette envie le saissisait, incontrôlable, impossible à éviter, il marchait, marchait, inépuisable, à travers les paysages, sans faire attention à ce qui l'entourait et en même temps en surveillant plus que jamais ce qui l'entourait, tandis que son passé filait dans sa tête tel un film, où les scènes de violence et de sang se succédaient aux premières, les plus calmes, les plus agréables, celles de l'innocence de l'enfance, des joies de la famille, les jeux et les découvertes.
Pelage d'Ebène avait tenté d'enfermer à jamais cet esprit rebelle des souvenirs dans un coin de sa tête, sachant qu'il ne pourrait jamais l'en chasser, mais elle était revenue à la charge, puissante, et le félin flamboyait de colère, ses yeux brillant de flammes dansantes, il marchait d'un aps puissant, ses pattes laissant de profondes et net empreintes dans la terre, répandant leur poussière sur les pierres et coupant parfois net les végétaux sur son passage grâce à ses griffes acérées, il avançait le long d'une rivière ennemie sans jamais s'arrêter ni croiser personne. Aucun animal n'osait ne serait-ce que signaler sa présence, comme si il devinait, à sentir la rage qui émanait de lui telleemnt elle était forte, que cela serait suicidaire. Oui, un félin, qui que se soit, se mettant en cet instant au travers de son chemin, se verrait alors affronter un être enragé, dont la personnalité, brutalisée, anéantie, c'était vu reculée dans un coin de son être, innoffensif, jusqu'à ce que le film soit terminé et qu'il redevienne lui-même, et qu'on combatte cet accès de rage jusqu'à la prochaine... _________________ Où eSt MoN dEstIn ?  | Spoiler: | | |  |
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